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25 Mai 2011

Dream The Electric Sleep

Lost And Gone Forever

par Renaud Besse Bourdier

Un nom à la limite de la parodie, une pochette à la Dream Theater… à première vue, Dream The Electric Sleep ne sent pas très bon. Mais il ne faut pas toujours se fier aux apparences, après tout certains artistes savent faire de la très bonne musique malgré des illustrations immondes (Iron Maiden, Pure Reason Revolution, vous avez de quoi vous sentir visés). Quid du premier album de ces musiciens britanniques ? Le groupe, formé en 2009, et composé de deux guitaristes dont un chanteur, et une section rythmique basse/batterie, nous propose une galette d’une heure et quart qui malgré son imperfection a le mérite d’être prometteuse.

La comparaison avec DT ne va pas plus loin que la pochette. Dream The Electric Sleep nous propose un voyage planant empruntant le côté aérien de Pink Floyd, le chant énergique d’un Daniel Gildenlöw et les constructions musicales d’Oceansize. Mais la qualité de Lost And Gone Forever tient avant tout à ces emprunts : difficile de trouver une identité artistique au sein de toutes ces influences assumées.

Bien sûr, il y a du très bon sur cet album ; l’énergie des guitares survoltées de « Coal Dust And Shadows » et la fougue du chant de Matt Page sur « Stay On The Line » en séduiront plus d’un, au même titre que « Listen To Me » avec sa basse en clef de voûte et « This is This », qui a le mérite de mettre en avant le talent des musiciens sans laisser place à une démonstration en règle. Le groupe nous surprend même en incorporant du banjo sur la piste « Canary », ainsi que quelques vieux samples (notamment du gospel « Which Side Are You On ») qui s’intègrent à merveille à la dynamique générale.

Hélas, il manque un petit brin de folie à Lost And Gone Forever pour convaincre pleinement ; entre quelques morceaux sans grand intérêt (« The Joneses », « Hold Steady Hands », « Roots And Fear ») et du déjà-entendu (« Lost And Gone Forever », « Echoes Chasing Echoes »), on arrive finalement à un résultat assez bancal, et surtout frustrant.

Dream The Electric Sleep a du potentiel, et ce premier album (auto-produit, notons-le) le montre certainement malgré ses faiblesses ; une affaire à suivre dans les années à venir…

(A noter : Lost And Gone Forever est téléchargeable gratuitement sur le site du groupe.)

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