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13 Mai 2011

Neal Morse

Testimony 2

par Dan Tordjman

On l’avait déjà dit lors d’une précédente chronique : Neal Morse sort un disque quasiment chaque année. Que ce soit avec Transatlantic ou afin de prêcher pour sa propre paroisse, le Révérend a encore et toujours des choses à dire. Après tout, Dieu n’est-il pas une inépuisable source d’inspiration ?

Et il semblerait, cette fois-ci, que le Seigneur ait intimé à Neal Morse l’ordre de reprendre l’Histoire commencée sur Testimony. Réparti sur deux disques, ce second volet se veut comme le premier, en grande partie autobiographique. Ainsi, le prêche développé par exemple sur « Time Changer », revient sur la période où Neal jouait dans le groupe d’Eric Burdon (ex-The Animals), sur les débuts de Spock’s Beard et sur sa rencontre avec Dieu. « Jayda » revient sur un épisode douloureux de la vie du Morse, racontant les ennuis de santé rencontrés par sa fille, qui disparurent à la suite d’une messe suivie par Neal et son épouse. La suite ? Elle n’est rien d’autre qu’une ode à la gloire du Tout-Puissant, avec des éléments reconnaissables, véritables marques de fabrique du Morse : cette basse vrombissante, ces parties vocales tordues, ces paroles toujours aussi fortes qui peuvent, à terme, énerver plus d’un auditeur de par ce côté mièvre et évangélique à la limite du prosélytisme.

Le deuxième disque a de quoi surprendre, notamment avec « Absolute Beginner » titre dont la puissance rappelle Muse. A cette surprise répond le titre « Seeds of Gold » dans la plus pure tradition des pavés du Révérend. Cet aspect prévisible peut faire naître un sentiment de lassitude et certains titres du premier disque comme « Jesus’ Blood » ou « Jesus Bring Me Home » sont franchement dispensables. A contrario le chapitre six s’avère être le plus réussi. Débutant en douceur avec « Mercy Street », la montée en puissance se fait crescendo avec en point culminant « Time Changer » véritable orgasme progressif ramenant aux glorieuses heures de The Light et Beware of Darkness.

C’est également en ambassadeur de la paix que le Révérend Morse s’est posé, puisqu’aux côtés de ses fidèles enfants de chœur que sont Mike Portnoy et Randy George, se sont joints ses anciens compagnons de croisade Alan Morse, Dave Meros et Nick D’Virgilio ; avec leur présence tout porte à croire que la hache de guerre est enterrée. Signalons également la présence de nouveaux fidèles notamment Steve Morse et Paul Bielatowicz (Carl Palmer Band et présent sur le DVD Sola Scriptura & Beyond).

C’est un nouveau chapitre de sa vie que Neal Morse a choisi de mettre en musique. Fidèle à ses convictions et ses influences, le musicien de Nashville continue sur sa voie, dictée et tracée par le Seigneur. Dieu lui a donné la foi, ça se voit et surtout ça s’entend. Amen.

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