Live Report

Franck Carducci

26 Octobre 2015

Magic Bus

par Thierry de Haro

Festin printanier en cette fin septembre, où Franck Carducci et son groupe reviennent sur Paris, au retour d’une première tournée Tearing The Tour Apart au Royaume-Uni, neuf mois après leur passage remarqué sur la Péniche Antipode. Et, cherry on the cake, une programmation dans une des salles parisiennes les plus mythiques, le célèbre Bus Palladium. L’occasion était trop belle pour ne pas pousser les portes de ce lieu chargé d’histoire, enraciné sur les piliers d’une civilisation rock, maquillés de pochettes de vinyles légendaires – que toute personne musicalement estimable se doit de posséder dans sa discothèque.

La soirée va démarrer avec Mary Reynaud (que l’on retrouvera par la suite avec le band de Franck Carducci), qui nous distille un set acoustique d’une demi-heure environ, plein d’humour, de fraîcheur et de relents nostalgiques dans la pure tradition folk-rock seventies, réactualisée façon Sheryl Crow. Rien de tel pour croquer à pleines dents dans l’ambiance bon enfant qui se dessine sur les premiers accords psyché-aériens de « Torn Apart ». Le Bus Palladium se remplit peu à peu et le public sera de plus en plus nombreux au fur et à mesure que la soirée s’enfoncera dans la nuit (concert The Airplane à suivre, puis ambiance club au-delà des douze coups de minuit).

Dès les premiers accords du titre éponyme du dernier album, l’assistance s’imprègne déjà de l’énergie des musiciens sur scène. Et pourtant, cette dynamique souffre de l’absence de Christophe Obadia, l’un des deux guitaristes, cloué hors des lumières depuis le matin, par un sombre lumbago. Mathieu Spaeter, son alter ego à la six cordes doit donc s’employer à deux fois pour compenser ce vide, et non seulement il s’en sort parfaitement bien aux yeux des habitués des concerts du groupe, mais la partie du public qui découvre l’univers de Franck n’y voit que du feu ! Ceci dit, rien de bien étonnant en regard des interprétations d’une majorité de titres de Torn Apart, qui alimentent la flamme d’un public regroupé devant la scène. Les quatorze minutes d’« Artificial Paradises » constitueront un pas de plus vers cet état volcanique, atteignant une « éruption des sens » dans sa partie finale : le Supertramp de Roger Hodgson ressurgit alors …à quelques portées de main.

Le show est impeccablement bien huilé : il se pare de joyaux tels « Closer To Irreversible » – mais cette fois-ci sans Steve Hackett, qui avait participé à la version studio - et surtout un enchaînement où la batterie incandescente de Nicolas Chonageokoff, particulièrement inspiré aux baguettes, fait rage sur l’intro d’« Achilles » avant qu’apparaissent les premières mesures de « A Brief Tale Of Time », sans doute l’un des morceaux les plus intenses du répertoire ! Les textures célestes et mélodiques sculptées dans l’espace par les claviers d’Olivier Castant entraînent un auditoire déjà conquis, vers une spirale émotionnelle portée à son firmament lorsque Mary Reynaud vient donner la réplique à Franck Carducci sur les derniers accords de ce chef d’œuvre absolu.
Tout ce beau petit monde va bientôt cesser de tournoyer autour de nos esprits pour finir en apothéose sur une reprise du final du « Supper’s Ready » de Genesis, conclusion de l’excellent « The Last Oddity », issu du premier album de Franck.

Il est alors temps d’effectuer un dernier rappel où Alice/Mary – et vice-versa – illumine une nouvelle fois de sa grâce la vision moderne du roman de Lewis Carroll ! Cependant, si Alice don’t have to put on the red light, elle doit néanmoins laisser la place à The Airplane - excellent groupe électro-psychédélique parisien – pour une soirée qui, loin d’être terminée, mérite vraiment les applaudissements nourris d’un public dont nous avons eu le privilège de faire partie !
Les voyages en Bus forment décidément la jeunesse – y compris celle qui a quelques décennies au compteur…

Concert du 25.09.2015 / Bus Palladium (Paris)
www.franckcarducci.com

Setlist

Torn Apart - Closer To Irreversible - Artificial Paradises - Mr Hyde & Dr Jekyll - Artificial Love - A Brief Tale of Time - The Last Oddity / As Sure As Eggs Is Eggs (Aching Men's Feet) from ‘Supper's Ready’ - Encore: Alice's Eerie Dream

Galerie

Photos par Thierry de Haro

Commentaires 

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