Live Report

Wastefall

09 Mars 2007

Wastefall

par Julien Damotte

CONCERT : WASTEFALL

 

Artiste : Wastefall
Lieu : Paris, Hard Rock Café
Date : 13 janvier 2007
Photos : Julien Damotte

Alors que leur dernier album en date Self-Exile fait l’unanimité auprès de la presse francophone, les grecs de Wastefall ont choisi l’exercice périlleux du showcase acoustique pour leur première venue en France.

Set-list : Intro – Dance Of Descent – Four Minutes To Abandon – Fall Of Eva – Annabel Lee – Sleepwalk –Another Empty Haven / Empty Haven - 21

De passage dans la capitale pour promouvoir leur troisième et dernier album en date Self-Exile , le chanteur-guitariste et le guitariste-chanteur (NdR : oui vous avez bien lu) ont profité de la conférence de presse accordée à Within Temptation dans les mêmes locaux pour présenter leur musique à un public uniquement composé de professionnels de la musique, curieux et attentifs. Après une introduction arabisante à glacer le sang (identique à celle de Self-Exile ), les deux compères dont le look (chemise noire et cravate) aurait pu laisser croire à une supercherie (NdR : que font les serveurs du Hard Rock Café sur scène ?) enchaînent logiquement par « The Dance Of Descent », titre déjà en partie acoustique tiré du même album. Force est de constater que la complicité entre les deux instrumentistes s’installe d’emblée puisque leurs voix et leurs jeux de guitares s’avèrent être très complémentaires. Après une première salve d’applaudissements, le timide Domenik Papaemmanouil (Ndr : non, il n’y a pas de jeu de mots) se présente et annonce la suite des événements en tremblotant, comme un candidat à l’oral du bac qui annoncerait son plan à un jury encore dubitatif. Toujours issu de Self-Exile , c’est le très calme et mélancolique « Four Minutes To Abandon » qui est ensuite joué avec un poignant passage a capella où les voix des deux grecs se marient à merveille et suscitent de plus en plus de ferveur dans le public. Toujours dans cette ambiance mélancolique, « c’est l’histoire d’une fille qui n’est jamais devenue femme » qui est ensuite contée avec « Fall Of Eva », titre issu du premier album Falling Stars and Rising Scars (2003). La voix de Domenik monte en puissance et efface rapidement les inquiétudes que certains journalistes pouvaient avoir quant à sa capacité à reproduire les parties les plus agressives de son éventail vocal en live. Une telle maîtrise au service de l’émotion laissera d’ailleurs un souvenir impérissable aux professionnels présents ce jour-là.

Visiblement ému par l’ovation qui lui est réservée, Domenik déclare, non sans humour, « nous sommes heureux de voir que même si vous ne connaissez pas nos chansons, vous aimez notre musique ! » avant d’enchaîner sur un deuxième titre issu de leur premier album, « Annabel Lee » (NdR : la sœur de l’ « Anna Lee » de Dream Theater ?), dont les paroles ont été tirées d’un poème d’Allan Edgar Poe. C’est Alex Katsiyannis qui donne de la voix sur cette chanson aussi sombre que les textes de son auteur, avant de retourner à Self-Exile avec la deuxième « ballade » de l’album, « Sleepwalk », où la voix de Domenik gagne encore en intensité sous les yeux médusés du public. Face à un tel entrain, les deux compères s’attaquent à une partie plus musclée de leur répertoire avec un medley, expérience inédite dont le public parisien « fait les frais » (selon Domenik), entre « Another Empty Haven » issu du dernier album et « Empty Haven », issu de son prédécesseur. Plus énergique, plus technique et plus progressif, le jeu des grecs reste très précis et très complémentaire. Mais, il faut l’avouer, c’est dans l’émotion qu’ils excellent et « 21 », dernier morceau de l’après-midi dédié aux vingt-et-une jeunes victimes d’un accident ferroviaire en Grèce en avril 2003, fait figure de point d’orgue. Domenik, de plus en plus à l’aise, fait participer le public dans le refrain final pour « porter cette chanson vers le ciel », pendant qu’il s’éloigne de son micro pour faire une démonstration de sa puissance vocale.

Exercice parfaitement réussi devant un parterre de professionnels conquis. Ces deux grecs charismatiques et pourtant très timides de leur propre aveu, devraient mettre une nouvelle fois le nez hors d’Athènes et ouvrir pour … Pain Of Salvation le 3 mars prochain, en version électrique cette fois-ci. Gageons que ce ne sera pas leur dernière venue en France.

Julien Damotte

site web : http://www.wastefall.com

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