Live Report

Sotos

15 Avril 2003

Sotos

par Fanny Layani

LIVE REPORT : SOTOS

 

Artiste : Sotos
Lieu : Le Triton, Les Lilas
Date : 1er mars 2003

Set-list :
Premier set : Gilgamesh – Malstrom
Deuxième set : Wu – Tango - L'espoir du clan des huîtres

Le Triton poursuit sa politique d’invitation de jeunes groupes progressifs et novateurs : après Nebelnest il y a quelques mois, c’était au tour de Sotos de fouler la scène lilasienne, pour le plus grand plaisir d’une centaine de spectateurs.

Après avoir fait la première partie de Psykup au Nouveau Casino, le jeune groupe landais dont le second album, Platypus, est sorti l’an dernier, se produisait en tête d’affiche au Triton. En près de deux heures et demie, le quintette a su convaincre un public curieux et attentif avec une musique personnelle, vivante, ajoutant à l’intégralité de leur dernier album des extraits de leur premier disque. Les anciens morceaux s’avèrent plus spontanés, directs bien que moins évolutifs que leurs dernières productions qui sont plus intellectualisées et construites.

Les montées en puissance et les longues plages progressives et atmosphériques, caractéristiques de la musique de Sotos fonctionnent pour la plupart très bien et les quelques limites de construction de certains titres ne posent pas de réels problèmes de continuité sur scène. De même, l’instrumentation originale et l’orchestration atypique du groupe (les rôles mélodiques/rythmiques de la guitare et de la basse sont parfois inversés) constituent une bonne part de leur intérêt, d’autant que l’utilisation du violon et du violoncelle est parfois originale, qu’elle soit « répertoriée » (harmoniques, col legno, c’est à dire l’utilisation de la baguette de l’archet et d’une petite part de la mèche, pour frapper les cordes et produire un son percussif et léger) ou non (utilisation du dos du violon comme percussion, frappé avec l’archet). S’y ajoutent également l’utilisation de diverses percussions ou d’une flûte : Sotos dispose ainsi d’une palette sonore bien plus large que l’essentiel des groupes du genre, et ce malgré l’absence de claviers.

Le niveau instrumental, déjà perceptible sur disque, est confirmé pour la section rythmique (notamment un très bon batteur), et la mise en place est plus que correcte, exception faite de certaines doublures du violon par le violoncelle ou de certaines transitions parfois un peu aléatoires, toujours du côté des cordes. Toutefois, Sotos fut desservi par le son : s’il fut plutôt bon pour la guitare et la basse, violon et violoncelle eurent à souffrir, durant toute la première partie, d’un son déséquilibré et trop faible, les cordes à vide sonnant de manière électrique et agressive (avec de plus des parasites occasionnés par chaque mouvement du câblage, qui affectaient le son dès que Nicolas Cazeaux jouait). Lors du second set, si le son global fut meilleur, le violon – instrument particulièrement difficile à sonoriser correctement – resta sous-mixé et assez aigre. On peut également s’interroger sur la nécessité de sonoriser la batterie, dont le son acoustique était perceptible, dans une salle d’une telle taille. Mêlé au son naturel, l’amplifié créait une différence de timbre et de volume pénible avec les autres instruments. En dehors de ces considérations purement techniques, Sotos délivra une prestation sympathique, sincère et spontanée, pour le plaisir d’un public d’amis et de curieux.

Fanny Layani

site web : http://www.sotos.fr.st

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