Edito

BILAN 2003

31 Décembre 2003

BILAN 2003

par L'équipe de Progressia.net

Comme chaque année… depuis un an (!), Progressia distingue un certain nombre d’artistes et de disques pour leur contribution au monde du progressif durant les douze derniers mois. Voici donc l’occasion, avant de tourner une nouvelle page de création musicale, de faire pour chaque chroniqueur le bilan de l’année 2003.


Meilleur album de l’année:
Quel disque avez-vous retenu de 2003 ?


Fanny Layani : Damnation - Opeth
Tournant semble-t-il définitivement le dos à une scène brutale en voie d’asphyxie, Opeth propose avec Damnation un disque bien plus fort que Deliverance, son pendant death. Une musique simple, mélodique et profonde, émouvante et extrêmement nostalgique, qui donne toute la dimension du talent de composition dont sait faire preuve Mickael Ackerfeldt.

Rémy Turpault : In Absentia - Porcupine Tree
Un petit bijou (sorti en janvier pour l’Europe) en termes de composition, d'arrangements, et de variété. En intégrant une composante metal à sa musique, le groupe se donne les moyens de conquérir un public plus large.

Djul : In Absentia - Porcupine Tree
Malgré une année chargée (ACT, Pineapple Thief, TON, Elend, Gordian Knot), c'est In Absentia, sa production sans défauts et ses compositions intelligentes qui auront marqué cette année 2003.

Greg Filibert : Last Epic - A.C.T
C’est l’album de la fraîcheur musicale. L’excellence et l’humour des musiciens combinée à l’originalité et l’efficacité des compos donnent un nouveau genre : le « happy progressif » !

Pierre Graffin : Last Epic - A.C.T
La parfaite alchimie de nombreuses influences progressives prestigieuses, de Queen à Kansas. Ultra mélodique et extrêmement bien construit, avec des compositions solides et une interprétation sans failles, cet album est un moment de plaisir rare et jubilatoire.

Julien Negro : Last Epic - A.C.T
L’un des albums de progressif les plus originaux parus en 2003.

Julien Weyer : Last Epic - A.C.T
Assurer qu’un album est le « meilleur », est-ce bien raisonnable ? En tout cas, Last Epic est celui que j’ai écouté le plus souvent.

Dan Tordjman : Last Epic - A.C.T
Un album frais où se mèlent quasi parfaitement des musiciens qui jouent sans trop en faire, entre mélodie et puissance. C’est bien fait et ça fait du bien. Cet album est sans conteste en passe de devenir une référence.

Florian Gonfreville : Growing Up Live - Peter Gabriel
Lorsqu’on dit merci en payant un DVD, c’est un signe. GIL est le document du Gab’ à posséder pour ceux qui ont osé le manquer en concert : un enchantement visuel et sonore.


Baudruche de l’année :
Quel album a le plus déçu vos attentes, ou vous est apparu comme la plus grande baudruche gonflée d’air chaud, le plus gros coup de bluff en 2003 ?

Fanny Layani : Train Of Thought - Dream Theater
Après un Six Degrees of Inner Turbulence à l’arrière-goût déjà amer, Dream Theater continue de semer le doute parmi ceux qui attendent du groupe qu’il reste le meneur qu’il a été, et non un suiveur en mal d’inspiration, adepte du « copier-coller » de l’ordinateur d’un studio dans lequel il a peut-être passé trop peu de temps. Une grande déception, l’amertume s’installe.

Rémy Turpault : Train Of Thought - Dream Theater
Loin d'être un mauvais album, Train Of Thought paraît toutefois indigne des New-Yorkais. Entre ses compositions mal structurées et ses soli qui privilégient la technique à la mélodie et au feeling, il renvoie une mauvaise impression de laisser-aller.

Julien Negro : Train Of Thought - Dream Theater
Beaucoup de coups d’épée dans l’eau et une orientation artistique qui laisse perplexe.

Djul : Train Of Thought - Dream Theater
Un groupe pionnier, à l'influence planétaire, qui sort un album attendu de tous pour renouveller le genre et qui ne convainct pas malgré d'innombrables écoutes et une envie folle d'adhérer à leur musique.

Dan Tordjman : Train Of Thought - Dream Theater
Aucun album de progressif ne fut autant sujet à polémique cette année. Il divisera un peu plus les fans : il y a ceux qui admiraient les innovations proposées par les New-Yorkais et qui n’acceptent pas que Dream Theater montre clairement ses influences. Et puis il y a ceux qui considèrent que l’évolution, aussi peu naturelle soit-elle, amène néanmoins Dream Theater a dévoiler son coté metal. Un album de fans pour les fans, et encore…

Florian Gonfreville : Train of Thoughts - Dream Theater
Les innovateurs n’ont pu révolutionner le genre cette fois-ci. Très attendus, ils ont cependant les moyens, en puisant largement dans des références de taille parfois de dix ans leurs aînées et mieux cotées peut-être, se trouver un nouveau public. De quoi désorienter l’ancien. 

Julien Weyer : Accelerated Evolution - Devin Townsend
Non que l’album soit mauvais, loin s’en faut ! Mais par rapport au choc de TerriaA.E. fait figure d’œuvre mineure. Reconnaissons qu’il est difficile d’enchaîner les merveilles. Le prochain, peut-être ?

Greg Filibert : Y - Qwestion
Voilà deux gaillards qui n’ont pas eu peur du ridicule. C’était tellement gonflé de sortir une chose pareille, qu’ils préviennent en indiquant «Parental Advisory : Explicit Content» !

Pierre Graffin : Hail To The Thief - Radiohead
Complètement en panne d’inspiration, le groupe se complait dans la redite de ses précédentes livraisons. Malgré le battage médiatique, ce disque consternant d’autosuffisance dépasse largement le stade du soporifique.


Meilleur titre 2003 :
Quel titre considérez-vous comme la meilleure composition de l’année ?

Fanny Layani : « Death Whispered a Lullaby » - Opeth

Le Roi des Aulnes d’Opeth, un morceau à la fois serein et glaçant, touchant et profond, qui illustre magistralement les qualités développées par le groupe sur Damnation.

Greg Filibert : « Recreation Day » - Evergrey
Toute la force de cette chanson réside dans son refrain imposant qui ne vous lâchera plus pendant un bout de temps ! 

Pierre Graffin : « Electricity » - Anathema 
Sobre, hypnotique, mélodique et envoûtant, ce titre est d’une beauté imparable et n’a décidément rien à envier à certaines compositions du grand Pink Floyd. Affublés d’une image qui ne leur convient plus, les Anglais d’Anathema poursuivent une carrière exemplaire sans pourtant obtenir le dixième du succès qu’ils méritent…

Rémy Turpault : « Progenies Of The Great Apocalypse » - Dimmu Borgir
Dimmu Borgir devient de plus en plus brutal d'album en album, mais - paradoxalement ? - la richesse et l'intérêt de leur musique ne cessent d'augmenter. Ce titre contrasté, auquel participe l'orchestre philharmonique de Prague, en est le meilleur exemple.

Julien Negro : « Manipulator » - A.C.T.
Un titre court, mêlant habilement parties instrumentales complexes, refrain simple mais efficace et envolée finale grandiose.

Julien Weyer : « Butterflies and Hurricane » - Muse
Ou comment créer un bon titre rock-prog en s’inspirant d’un concerto de Rachmaninov, et le faire apprécier à un large public ! 

Djul : « A Fair Judgment » - Opeth 
Un titre qui conteint l'essence de ce superbe groupe, sûrement son plus beau morceau également, et qui prend encore de l'ampleur sur scène. 

Dan Tordjman : « Carousel » - Wolverine
Ce titre est d’une noirceur à glacer. Les ambiances sont sombres au frisson et le refrain – imparable – est d’une efficacité rarement vue cette année. A écouter d’urgence !

Florian Gonfreville : « The Effect » - A.C.T.
Des voix complémentaires, le retour du vocoder, une chanteuse de talent, des cordes, une progression maîtrisée, un refrain accrocheur, des chœurs pensés et même un tambourin ! Ecouté au casque, ce titre est pleins de surprises, notamment côté batterie, et représente un bon « cas » de composition.

 

Meilleur espoir 2003 :
Parmi les jeunes groupes actifs en 2003, lequel représente pour vous un grand potentiel pour la scène progressive ?

Fanny Layani : Sotos
Jeune groupe audacieux et atypique, proposant une musique à la fois personnelle et familière, et qui a sorti cette annéePlatypus, l’un des albums les plus rafraîchissants du moment. Sotos fait la preuve que la jeune scène française peut aujourd’hui aller très loin. A suivre de très près, au même titre que Syrinx, Nebelnest ou Aentheos.

Greg Filibert : Syrinx
Un premier album qui promet de belles choses pour Syrinx et le progressif français ! 

Pierre Graffin : Carptree
Bien qu’un peu trop ostensiblement impregné par ses influences, ce jeune groupe suédois fait preuve de grandes qualités mélodiques et parvient à mettre en place de jolies ambiances.Superhero est une des très belles surprises de 2003.

Rémy Turpault : Akin
Ces jeunes Lyonnais pratiquent un metal atmosphérique ambitieux, qui lorgne volontiers du côté du progressif. Après un premier album sympathique mais perfectible, le groupe a sorti cette année l'excellent EP Forecast qui laisse augurer du meilleur pour la suite. 

Djul : Oceansize
Reportez-vous à notre article « Découverte » !

Dan Tordjman : Morgana X
Découvert au Headway Festival et auteur de Misunderstood, démo très réussie, ce groupe néerlandais devrait sortir son premier album en 2004. Surveillez-les. Amateurs de metal progressif teinté de gothique, ceci est pour vous, ne les manquez pas ! 

Julien Negro : A.C.T.
Après deux albums très sympathiques, le groupe a bien gâté les auditeurs avec Last Epic. Le prochain album, qui ne devrait pas tarder à être enregistré, promet vraiment d’être exceptionnel.

Julien Weyer : A.C.T.
ACT, dont la carrière est sans doute trop avancée pour être encore considéré comme espoir, sauf si l’on estime qu’il s’agit là d’un des meilleurs potentiels pour élargir peut-être un peu l’audience des musiques progressives.

Florian Gonfreville : A.C.T.
Le groupe n’en est pas à son coup d’essai, mais mal voire pas distribué en France. D’abord peu connu, sans promo, il a réussi à se frayer un chemin et à créer l’intérêt, et semble avoir trouvé l’équilibre dans son écriture.


Meilleur concert 2003 :
De quelle prestation associerez-vous le souvenir à cette année ?

Fanny Layani : Offering - Le Triton

A l’occasion des vingt ans de la création du groupe, on retrouve cette formation mythique (dans une version réactualisée et reformée pour l’occasion) lors de cinq soirées exceptionnelles. Un très grand moment de musique, de rythme et de puissance.

Greg Filibert : Devin Townsend/Strapping Young Lad - Elysée Montmartre
Les fans rêvaient d’une telle affiche, et Devin a assuré une double prestation avec brio ! 

Pierre Graffin : The Musical Box – La Cigale
Malgré un petit goût amer : « Ça sonne comme Genesis mais que ce n’est pas Genesis », le quintette québécois offre l’opportunité extraordinaire à tous ceux qui n’ont jamais assisté aux mises en scènes bigarrées de Peter Gabriel de voir à quoi pouvait ressembler ce groupe de légende sur scène. Si on ajoute à l’ensemble une interprétation magistrale et un plaisir manifeste pris à jouer ces titres, on obtient une prestation plutôt inoubliable !

Rémy Turpault : Änglagård - festival Crescendo, St-Palais sur-Mer
Pour son unique concert français à ce jour, Änglagård n'a pas failli à son excellente réputation scénique. Le cadre particulier du festival Crescendo autant que les caprices météorologiques auront achevé de rendre l'évènement unique.

Julien Negro : King Crimson - Nice
Un show carré et énergique, servi par un son excellent et un groupe en pleine forme.

Julien Weyer : Peter Gabriel - Bercy
Les bons concerts ont été nombreux cette année, et les meilleurs ne sont pas forcément les plus gros, mais celui de Peter Gabriel au POPB était du genre dont on se souvient. Longtemps ! Récit et photos dans notre compte-rendu.

Djul : Peter Gabriel - Bercy
UP : Un show à altitude stratosphérique, avec une interprétation renouvellée des titres.

Dan Tordjman : Spock’s Beard, Enchant et le California Guitar Trio - Elysée - Montmartre
Une grande soirée pour les dix ans du label Inside Out. S’il n’est pas forcément très connu par chez nous, le California Guitar Trio a su séduire. Enchant, de retour en Europe cinq ans après leur dernier passage en ouverture de Marillion, n’a pas manqué son rendez-vous. Quant à Spock’s Beard, Nick D’Virgilio a aisément prouvé aux fans qu’il y a bien une vie après Neal Morse.

Florian Gonfreville : John Greaves – Le Triton
Petite salle, mais grosse référence : John Greaves l’a démontré ce soir-là en liquidant les résistances avec pour seule arme sa basse et quelques-mots dans une langue pour lui étrangère : « Saturne » de Brassens.


L’artiste de l’année 2003 :
Il a marqué l’année. Comment, et de qui s’agit-il ?

Fanny Layani : Christian Vander

Infatigable et inusable, ce batteur de génie a eu une actualité particulièrement chargée : tournées avec Magma en France et à l’étranger, reformation d’Offering, soirée exceptionnelle au Nancy Jazz Pulsation où il enchaîne les concerts de ses deux principales formations, concert épuisant de Magma à la Cigale deux jours plus tard, sans compter tous ses projets purement jazz… En chef d’orchestre imperturbable, il mène de main de maître une carrière toujours vrombissante. 

Greg Filibert : Shawn Lane
La maladie a emporté un grand artiste au talent trop méconnu. 

Pierre Graffin : Marillion
Malgré une année peu chargée en actualité, le groupe se démène toujours comme un beau diable avec un site internet bien fait et en plusieurs langues, qui permet aux fans de se tenir informés en permanence des nouvelles du groupe. De plus, il fait la nique aux maisons de disques en se posant en pionnier d’un mode de distribution mais aussi de promotion efficace et révolutionnaire. Il n’y a plus qu’à espérer que le groupe sera aussi, à l’occasion de la sortie de Marbles en mars 2004, « album de l’année » dans un an !

Rémy Turpault : Steven Wilson
L'Anglais a sorti cette année deux albums exceptionnels : In Absentia avec Porcupine Tree etTogether We're Stranger avec No-Man. Le premier a eu le succès que l'on sait, et le second a attiré l'attention sur le duo méconnu qu'il forme avec le chanteur Tim Bowness.

Julien Negro : A.C.T.
Le jeune groupe nordique a confirmé tout le bien qu’on pensait de lui avec son magnifique troisième album, et a enfoncé le clou par une série de concerts brillants, dont sa prestation au Festival ProgResiste.

Julien Weyer : Spock’s Beard
Un groupe bien vivant, qui n’a pas entièrement convaincu par son nouvel album, mais enthousiasmé les spectateurs de ses concerts !

Djul : King Crimson
Après trente-cinq ans de service, le groupe sort un album puissant, suivi d'une série de concerts d'excellente qualité, d'un DVD à nouveau révolutionnaire (images générées aléatoirement rendant chaque visionnage unique), et continue d'occuper l’actualité avec le retour de Tony Levin !

Dan Tordjman : Rush
Avant leur triple live et leur DVD enregistrés à Rio, on ne donnait pas cher de la peau de Geddy Lee et consorts, particulièrement après le succès mitigé de Vapor Trails. Qu’à cela ne tienne, les Canadiens, soutenus par un public brésilien absolument enthousiaste ont su mettre le feu : ils ont toujours la flamme. Vivement la tournée européenne en 2004 ! 

Florian Gonfreville : Neal Morse
En un an, le multi-instrumentiste a réussi : une crise mystique, le départ de son groupe en disant ne pas savoir quoi faire ensuite, l’enregistrement d’un double album solo dans la plus pure tradition de Spock’s Beard mais sans Spock’s Beard, une tournée, de multiples contrats de sponsoring (endorsement) par Gibson, les cordes Firewire et les micros Rode, et l’entrée dans un groupe-hommage aux Beatles avec concerts à la clef, le tout avec Mike Portnoy (Dream Theater) qui aurait aussi pu figurer dans cette rubrique tant il a fait cette année. Dieu dope bien mieux que la cocaïne. 


L’initiative de l’année 2003 :

Une action a été initiée cette année, ou un pari qui a retenu votre attention ?

Fanny Layani :

Aentheos : l’initiative ne date pas précisément de cette année, mais elle gagne à être connue et soutenue. Le groupe, dont un titre est disponible en écoute sur Progressia, propose un mode de distribution original de ses deux albums : les disques ne sont pas vendus, mais envoyés sur demande. À l’auditeur ensuite, s’il apprécie, d’envoyer un chèque ou de renvoyer les disques dans le cas contraire.
Entre cette démarche, qui repose sur la confiance, et celle - moins audacieuse mais de plus grande ampleur - de Marillion, les modalités de distribution alternatives semblent en plein développement !

Greg Filibert :
Universal Music baisse le prix de ses CDs de 30%... Bientôt une extension de cette initiative américaine au marché européen ?

Pierre Graffin :
La palme revient à Iron Maiden, qui déclare : « téléchargez notre album si vous voulez, mais, s’il est conforme à vos attentes, achetez-le », résumant ainsi ce que beaucoup de vrais mélomanes font depuis longtemps, sans être pour autant ni des voleurs ni des escrocs, et qui oblige les artistes à se surpasser à chaque fois. Voilà qui permet aussi de dédiaboliser ce qui est devenu une vaste hypocrisie d’un secteur commercial qui va complètement à l’inverse du sens de l’histoire.

Rémy Turpault :
Pain Of Salvation monte un spectacle entièrement consacré à son prochain album studio Besur scène, avant même d'enregistrer celui-ci. On regrettera cependant que ce spectacle n'ait été joué qu'à Eskilstuna, la ville natale des musiciens. Mais l'enregistrement vidéo devrait normalement être disponible en même temps que l'album studio. Peut-être pourra-t-on alors noter quelques évolutions intéressantes entre les morceaux interprétés en concert et leurs versions finales…

Julien Negro :
Le concert gratuit du Dave Matthews Band à Central Park, qui a rassemblé plus de 80.000 personnes et a abouti à un disque live magnifique.

Julien Weyer :
Non pas une, mais plusieurs initiatives : cette année a vu plusieurs sites d’information autour des musiques prog (cf nos liens) soit apparaître, soit évoluer significativement, apportant ainsi une diversité bénéfique d’approches et de points de vue. Tous ces projets nous poussent aussi à faire toujours mieux !

Djul :
Pineapple Thief se met en danger en enregistrant un second album "bonus" accompagnantVariations on a dream, à raison d'un titre par jour pendant huit jours : une initiative risquée mais réussie. 

Dan Tordjman :
Queen donne l’usufruit de son catalogue pour deux jours à la fondation Mercury. Un symbole fort de la part de ce groupe, surtout lorsque l’on connaît les circonstances pour le moins tragiques de la disparition de Freddie Mercury.

Florian Gonfreville :
La fausse-vraie fusion BMG-Sony d’une part et le rachat manqué de Warner Music par EMI, finalement cedé à Ed Bronfman Jr, ex-patron d’Universal de l’autre, préfigurent le dernier mouvement d’une concentration de l’industrie du disque, qui peut inquiéter. Il est sûr que dans la fuite en avant que constitue la recherche permanente du prochain blockbuster musical, l’originalité et la subtilité peuvent disparaître sous le formatage étudié. Heureusement, les goûts du public changent et parfois, de façon peu prévisible, ainsi que les armes des artistes qui peu à peu dématérialisent la musique : la maison de disques aura-t-elle, demain, toujours une raison d’être ?

Commentaires 

#1 StevCals 09-10-2019 03:49
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