Interview

Ange

16 Juillet 2014

Rock paysan

par Jean-Philippe Haas

Enregistré il y a quarante ans déjà Emile Jacotey est l’album emblématique d’Ange. C’est donc au Gardien de la Mémoire Angélique que nous nous sommes adressés pour raconter l’histoire de cette œuvre que son groupe et lui revisitent aujourd’hui. Un petit passage par l’attachée de presse et voici que le téléphone sonne, avec Christian Décamps au bout du fil. En trois phrases, il vous met à l’aise, et on se sent immédiatement proche de lui, comme le seraient des amis de quarante ans. Festival « Emile Jacotey Résurrection » oblige, c’est électroniquement que se fera finalement l’entretien, mais les réponses du leader d’Ange à nos questions n’en restent pas moins à la hauteur de nos espérances. Et par la même occasion, Chromatique répare l’erreur impardonnable de n’avoir jamais pris le temps de se pencher sur ce disque magistral.

Chromatique.net : Pour les plus jeunes lecteurs de Chromatique, peux-tu rapidement nous rappeler la genèse de l’Emile Jacotey originel ?
Christian Décamps
: C’était fin 74… Ange venait de faire « disque d’or » avec Au-delà du délire. A l’époque, le style du groupe se voulait très médiéval, voire mystique. J’ai eu envie de parler d’autres choses, de distiller hyperréalisme et surréalisme dans le même alambic. En 73, les gens avaient vécu le premier choc pétrolier et l’actualité, comme aujourd’hui, était plutôt morose. On sentait bien que le peuple n’avait qu’une envie : se rapprocher de la terre, du moins du terroir. Inconsciemment, il aspirait à retrouver de vraies valeurs. De mon côté, je suis tombé par hasard sur un livre qui traînait dans ma bibliothèque : Contes et légendes de la Lorraine mystérieuse. Je l’ai parcouru et dévoré, ce qui m’a donné l’idée du prochain album d’Ange. J’ai aussitôt baptisé le projet Le Livre des Légendes et on a commencé à créer des titres en s’inspirant de légendes déjà existantes. Puis, au fil des jours, j’ai pensé qu’il serait bien que j’en invente. Entre temps, j’ai reçu un courrier de ma petite cousine Fanfan dans lequel il y avait une coupure de journal (L’Est Républicain) où un vieux maréchal-ferrant haut saônois racontait des histoires fantastiques provenant de veillées ancestrales qu’il avait vécues. L’homme s’appelait Emile Jacotey. La suite coulait de source. J’ai rencontré le personnage chez lui en lui demandant s’il était d’accord de prêter son nom et sa voix à notre nouvel opus, ce qu’il a accepté avec beaucoup de gentillesse et c’est ainsi que Le Livre des Légendes est devenu Emile Jacotey, symbole et icône de la sagesse ancestrale. L’album est sorti au printemps 75. Il est devenu « disque d’or » en moins de trois semaines. Puis nous sommes partis sur la route donner des concerts devant trois à quatre mille personnes. Étonnamment, le vieux maréchal-ferrant est devenu aussi célèbre que l’Abbé Pierre. A l’heure qu’il est, ce disque reste le plus vendu des albums angéliques.

Pourquoi as-tu ressenti le besoin de réenregistrer cet album ? En quoi consistent les titres supplémentaires qui figurent sur le disque ?
Cela faisait pas mal d’années que je ressentais le besoin de revisiter cette aventure. L’album d’origine a toujours eu pour moi un goût d’inachevé, en particulier la face B (vinyle), composée pratiquement en studio (à part « Aurélia ») car, à l’époque, nous faisions près de deux cents concerts par an, ce qui laissait peu de temps à la création. En fait, c’est en retravaillant des morceaux pour la scène avec la formation actuelle (« Jour après jour » / « Le marchand de planètes »…), titres très réussis comprenant de nouveaux arrangements et extensions, que j’ai eu envie de ressusciter l’Emile en y ajoutant de nouvelles légendes que j’ai tout simplement inventées. Cet album est la bande originale des veillées du futur. Il est à la fois visionnaire et intemporel. Dans « Gustave et Lucy », j’ai pris un malin plaisir à provoquer la rencontre spirituelle entre le peintre franc-comtois Courbet et la fameuse Lucy découverte par Coppens et son équipe, eu égard au tableau « L’origine du monde ». A propos de « Innocents les mains sales », je me suis inspiré d’une réflexion récurrente de mon père quand il lisait son journal : « Y en a pas un pour sauver l’autre ! », d’où cette imparable maxime à l’échelle humaine que j’ai quelque peu détournée et qui dit « On voit toujours la faille dans l’âme de son voisin, mais on ne voit jamais le foutre qu’on a dans la sienne ». Pour « Le bouseux », c’est un hymne au terroir (comme l’est aussi « Ode à Emile »). Je suis très content de ce texte car j’ai gagné un pari : utiliser peu de mots pour dire une foule de choses sur une mélodie toute simple. Quant à « Parallèles amoureuses », c’est encore un conte de mon invention pour lequel j’ai imaginé que des forces occultes avaient empêché la naissance d’Adémar Cosinus tout ça parce qu’il avait découvert le secret de l’amour éternel. Du coup, Tristan y dévoile la recette par une interprétation magistrale. Et puis il y a l’Emile qui, des limbes, nous en dit un peu plus…

Hormis toi-même, aucun des membres actuels n’a participé à l’enregistrement du Emile Jacotey de 1975. Cela a-t-il posé problème ou au contraire cela a-t-il été un avantage pour la relecture de l’album ?
En 75, c’eut été difficile… Tristan avait trois ans, Ben n’était pas né. Hassan neuf ans et Thierry huit ans (lol !). Il est donc évident que, presque quarante années plus tard, c’est plus qu’un avantage. C’est un vrai bonheur. Tout le monde a retravaillé l’ouvrage corps et âme avec un profond respect des racines. Dans les seventies, c’était King Crimson et tant d’autres qui nous inspiraient, Aujourd’hui, ce sont des gens comme Sigur Rós. J’en profite pour balancer une petite réflexion aux « intégristes » de la première mouture : Emile Jacotey Résurrection, c’est comme la nouvelle « Coccinelle » Volkswagen. Les nouveaux designers se sont inspirés de l’ancienne en respectant le style du premier créateur. Ainsi va la vie…

Les 7 et 8 juin, c’était la grande foire à Emile à Saint-Bresson. Comment cet événement a-t-il vu le jour ?
Au vu des circonstances et des sources d’inspiration, j’ai pensé qu’il était important de lancer cet album au cœur du terroir, pas très loin de chez l’Emile. Pour ce faire, nous avons travaillé en amont pendant plus d’un an et le résultat fut à la hauteur du défi : pas moins de mille personnes par soir sous un chapiteau au centre de Saint Bresson (70), mon village. Un temps splendide. Une ambiance on ne peut plus chaleureuse. Ange, c’est le rock paysan. Peut-être la tendance du futur. Après Moyen-âge, la Renaissance…

Parlons un peu de la « famille Ange et assimilés ». Comment avez-vous géré le départ de Caroline ? Avez-vous envisagé à un moment ou un autre de la remplacer ?
Tout d’abord je tiens à dire que Caroline Crozat est une belle personne, artiste de grand talent. Au début des années 2000, elle a exprimé le vœu de faire partie du groupe. Pendant presque dix ans, Caro a été à la hauteur de toutes mes espérances. Ce n’était pas une simple choriste mais aussi une chanteuse, une actrice, un membre à part entière. Fin 2010, elle a exprimé le souhait de quitter Ange pour des raisons personnelles, pour passer à autre chose. Nous avons respecté son choix et nous nous sommes quittés en toute amitié. Pour la suite, nous n’avons pas souhaité la remplacer, non pas parce qu’elle est irremplaçable (nul ne l’est en ce bas monde) mais parce que nous préférions continuer l’aventure à cinq, comme ce fut souvent le cas. Il n’est pas dit que, dans l’avenir, il n’y aura pas encore une présence féminine. Si c’est le cas, ce sera seulement à titre additionnel pour les besoins d’un titre ou d’un album…

Tristan a récemment sorti le très beau Le bruit des humains. As-tu été impliqué de près ou de loin dans ce disque ?
Je suis très fier de mon fils. C’est un être talentueux et passionné et ce n’est pas un hasard si Le jouet et Le bruit des humains sont pour moi et pour beaucoup de véritables chefs d’œuvre. Tristan possède ce don inexplicable de savoir véhiculer une modernité intemporelle, une richesse intarissable. Quant à ma participation, elle l’a toujours été selon ses désirs et, à chaque fois, j’ai pris grand plaisir à poser mes mots sur les splendides mélodies que sont « Botticelli sérénade » et « Le bal des somnambules ». Ecrire pour Tristan est un travail d’orfèvre…

Quels sont les titres que vous jouez sur scène sous la formation « Père et Fils » ? Comment est née l’idée de cette « collaboration » ?
Un mélange de titres angéliques et de chansons plus personnelles avec un zeste de mes sketches issus de mon one man show « Mes vers solitaires ». Pendant ce récital, on entend, pêle-mêle, « La tisane de Verlaine » / « Mémoires de Jacob Delafon » / « Botticelli sérénade » / « Ricochets » / « Le Bal des Laze » / « Ces gens-là », etc. « Père & Fils », c’est une collaboration qui est née d’une envie commune de se produire en récital de façon intimiste, de transmettre nos ressentis au plus près du public. C’est une annexe, une maison de campagne, un satellite autour du vaisseau mère, une thérapie artistique agréable à vivre.

Hassan a également sorti un album solo récemment. Il faudrait certes poser la question au principal intéressé, mais penses-tu que le « cahier des charges » de Ange soit trop restrictif et que Hassan a eu envie d’exprimer ses autres influences musicales ?
Une expérience solo, quelle qu’elle soit, est un exutoire et bien sûr une envie d’exprimer d’autres influences musicales. Hassan est un guitariste extrêmement doué, un virtuose et son album Gilded Cage lui a permis de s’évader vers d’autres horizons, d’expérimenter d’autres sons et aussi de gérer une œuvre magnifique dont il reste seul maître à bord. C’est excellent pour l’esprit et, a posteriori, c’est très utile pour le groupe. Il ne faut pas oublier que Ange est le vaisseau mère et les albums en solitaire les satellites gravitant dans sa nébuleuse.

Francis a lui aussi revisité Ange l’année dernière, en réenregistrant « Caricatures ». Considérant que c’est le disque de la genèse, penses-tu que c’était une bonne idée de le réenregistrer ?
J’ai beaucoup aimé le côté expérimental de sa revisite du premier album angélique. Mon frère a une touche très particulière, une façon unique d’arranger les claviers avec des sons bien à lui. Pour moi, ce réenregistrement de Caricatures est une réussite. Une bonne idée de l’avoir fait car c’était une prise de risques que de se réapproprier une telle œuvre. Didou a osé et c’est bien.

Ton frère vient de sortir avec Gens de la Lune un double album hommage à Léon Deubel. Je suppose que tu connais ce poète. As-tu eu l’occasion d’écouter le disque ?
Je n’ai entendu dire que du bien de cet hommage à Deubel qui reste un immense poète à mes yeux. Malheureusement, je n’ai pas encore eu le plaisir de découvrir ce double album. Donc, il m’est difficile d’en parler…

Tu as souvent collaboré avec Alan Simon ces dernières années, et tu as tout récemment participé au disque et au spectacle Tristan et Yseult . Ta « Lettre à Yseult » en tant que roi Donneghan est particulièrement touchante. Peux-tu nous raconter cette collaboration ?
J’adore travailler avec Alan et je sais que c’est réciproque. J’aime être son acteur, son chanteur, son narrateur. Ce type est particulièrement doué. C’est un formidable auteur-compositeur, un mélodiste hors pair, un créateur qui a un sens inné du spectacle. « La lettre à Yseult » a été pour moi une révélation, un incroyable défi, comme toutes les merveilleuses chansons qu’il m’a écrites et qui sont à chaque fois un cadeau unique, impérissable. Je sais que Tristan pense comme moi. Etre au service d’Alan Simon n’est que pur bonheur.

Ange est une institution du rock français. Arrives-tu encore à te projeter dans le futur avec le groupe ? As-tu déjà songé à une forme de « retraite » ? Ange peut-il exister sans toi ?
Le futur est un passé en devenir. J’ai toujours été excité d’explorer l’inconnu, de me nourrir d’inconscience. C’est le Graal de tout créateur… Créer demeure pour un moi un acte orgasmique, une jouissance inexplicable. Aussi, tant que ma santé physique me le permettra, je continuerai l’aventure jusqu’à mon dernier souffle. Ange, c’est toute ma vie, un rêve à rêver, une entité cosmique intemporelle faite de plaisirs, d’obstacles, de hasards. Comme tout être humain, je ne suis pas irremplaçable. Ange peut exister sans moi. C’est une évidence.

Après plus de quarante années d’existence, te sens-tu encore inspiré et motivé pour écrire de nouveaux albums ?
Le jour où les poètes n’auront plus rien à écrire, le monde sera sauvé et ce n’est pas demain la veille. Dès la naissance, nous venons de l’imaginaire pour finalement y retourner. On appelle ça la mort et celle-ci est une révérence naturelle qui force le respect. Tout ce qui m’entoure, tout ce qui me fait rêver m’inspire et me motive à écrire de nouveaux opus, ne serait-ce que pour le public pour qui c’est une sorte de thérapie, une étape de plus…

Le groupe dispose d’une base de fans à la loyauté sans faille, que vous gâtez bien par ailleurs. Un groupe pourrait-il se lancer aujourd’hui sur un créneau identique au vôtre, sans cette « sécurité » ?
Dès le début, Ange a toujours été très proche de ses fans. Il y a toujours eu des fans-clans incroyables, à l’instar du dernier en date et qui nous soutient depuis bientôt vingt ans, j’ai nommé « Un Pied dans la Marge » et ses milliers de fans que l’on a baptisé « imbibés ». Oui, je pense qu’un groupe peut se lancer aujourd’hui de la même façon si le combat fait partie intégrante de sa passion…Une vraie passion génère une foule de sentiments comme l’obstination, la générosité, l’audace, le respect de l’autre… Quand on veut, on peut. Suffit d’y croire ! D’ailleurs, à ce propos, Claude Nougaro écrivait dans « Plume d’ange », je cite : « La foi est plus belle que Dieu »… Tout est dit !

Un groupe comme Lazuli, par exemple, qui produit des albums de grande qualité et offre une belle présence scénique peut-il selon toi finir par « percer » ? Connais-tu la scène « prog » française, le travail d’artistes comme Nemo ou XII Alfonso, par exemple, qui ont produit ces dernières années des disques de grande qualité ?
Lazuli est LE GROUPE par excellence en ce début de siècle, des gens talentueux et charismatiques. Il a un son bien à lui, une touche originale qui lui permet de naviguer sur la planète. Je pense que ce sont des obstinés, donc ils devraient « percer » un jour ou l’autre, peut-être pas tout de suite dans l’hexagone mais plutôt à l’étranger. L’important est d’être bien entouré, ce qui n’a pas toujours été le cas pour Ange qui aurait pu faire une carrière internationale, mais c’est là une autre histoire… A part Lazuli, Motis, Messaline, Ysatis, je ne connais pas grand monde issu de la scène « prog » française. A vrai dire, je n’écoute pas immensément de musique « prog » tout comme je ne lis pratiquement pas de livres. En fait je passe le plus clair de mon temps à jouer, composer et à écrire. Quelquefois il m’arrive de me gaver de musique contemporaine, expérimentale, de jazz et de musiques tribales…

Rares sont les groupes qui ont traversé vents et marées, et résisté à la tyrannie des modes éphémères et des maisons de disques. Aux deux extrémités de la galaxie fourre-tout du rock progressif, on peut citer Ange et Magma. Aujourd’hui, on l’impression que des labels s’intéressent à nouveau à cette forme de rock théâtral et ambitieux que représente Ange en France, qu’il n’est plus « obligatoire » de passer par Musea quand on joue ce style, et qu’il est également plus facile de s’autoproduire. Considérant le parcours d’Ange, quel regard portes-tu là-dessus ?
Les temps ont changé. Aujourd’hui, il est plus serein et efficace de s’autoproduire. Cependant, il reste des labels et distributeurs indépendants qui ont encore le feu sacré mais force est de constater que ce domaine est de plus en plus restreint. Dernièrement, j’ai signé Emile Jacotey Résurrection chez Verycords distribution Warner Music. A l’heure actuelle, il est trop tôt pour juger de leur efficacité, mais je pense qu’à l’avenir, nous ferons sûrement tout par nous-mêmes. Ceci dit, Muséa reste LE LABEL « prog » par excellence dont le courage et la passion ne sont plus à démontrer.

Dans l’ensemble, le rock dit « progressif » semble enfin s’être débarrassé de cette image pesante qu’il trimballait il y a quelques années encore. As-tu le même sentiment ? Quelle est ton analyse de la situation ?
Oui, je pense que la notion de rock dit « progressif » s’est bonifiée et élargie avec le temps. En ce qui me concerne, je n’aime pas trop quand on colle des étiquettes à une musique. Quand cette dernière est de qualité, inventive, originale, elle est tout simplement universelle. Mais s’il faut à tout prix coller une étiquette à Ange, je dirais aujourd’hui que c’est du rock paysan. Passe à ton voisin !

Plus généralement, quel est ton regard d’expert sur la scène rock française actuelle ? Y a-t-il des artistes qui retiennent ton attention ?
A part ceux que j’ai cités plus haut, je ne vois pas grand-chose. Peut être Fauves, mais s’ils continuent trop longtemps sur cette voie, ils risquent de lasser. Il faut sans cesse se renouveler, ne jamais faire le même album tout en gardant le zeste de la recette, celle qui a surpris la première fois. Une surprise ressassée n’étonne plus et, de facto, tombe en désuétude.

Question piège : en tant qu’icône du rock hexagonal, si on te proposait de participer à la tournée des Enfoirés, accepterais-tu ? (Tu n’es pas obligé de répondre à cette question !!!)
Je ne serais pas obligé d’accepter puisqu’il est plus que certain que nous ne serons jamais invités. Ange est trop atypique, hors format, hors mode, hors du temps. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est le « métier ».

Je suppose que la priorité des prochains mois, c’est la promotion de l’album. Néanmoins, as-tu des projets personnels, comme l’écriture d’un album solo ou d’un nouveau livre ?
Il faut déjà que l’on tourne pas mal jusqu’à fin 2015 avec l’Emile ressuscité. La tournée comprendra, je l’espère, un Olympia en novembre l’an prochain. Entre-temps, Tristan et moi donnerons quelques « Père &Fils » un peu partout. Côté écriture, j’ai sur le feu « Toute une vie d’ange » un livre écrit en collaboration avec le journaliste Jean-Noël Coghe dans lequel je raconte mes ressentis intimes et angéliques. Autre chose sur le gaz : un album solo intitulé Poivre et seul fait « à la maison » tout seul de chez « tout seul ». Et puis il y a toujours le fameux roman « Le bois travaille, même le dimanche » dont l’écriture a débuté il y a cinq ans et qui est encore en gestation, plus mille et un projets scénaristiques si la vie m’en laisse le temps…

Quelque chose à ajouter pour les lecteurs de Chromatique ?
Je crois que j’ai tout dit, ou presque… Merci d’être restés jusque là… Que la mélomanie vous soit douce, magique et généreuse… A toujours sur le rêve.

Interview réalisée le 4 juillet 2014

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